Grand Prix 2004 - Baltasar Garzón

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Le 9 novembre 2004 à l’UNESCO, le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, Monsieur Dominique de Villepin, a remis le prix à Baltasar Garzón en présence d’Elie Wiesel, de nombreux membres de l’Académie Universelle des Cultures et de leurs invités.

Discours d'Elie Wiesel

Biographie de Baltasar Garzón

Diplômé en droit en 1979 à l’université de Séville (Espagne), Baltasar Garzón, occupe divers postes de magistrat avant d’être nommé magistrat instructeur à Madrid en 1983.

En 1988, il est chargé du terrorisme, du trafic de drogue, du blanchiment d’argent, de la délinquance économique organisée et des extraditions. Convaincu que la politique doit jouer un rôle important dans des affaires de ce type, il accepte en 1993 le poste de Secrétaire d’Etat délégué au Plan National contre la drogue. Invoquant le manque de moyens et d’engagement dans la lutte contre la corruption, il démissionne en mai 1994 et rejoint son poste de magistrat instructeur chargé des affaires de terrorisme. C’est dans ce cadre qu’il instruit notamment l’affaire des groupes antiterroristes du GAL et du terrorisme de l’ETA.
Chargé des crimes de génocide et autres atteintes aux droits de l’homme, il instruit le dossier des violations des droits de l’homme au Chili sous la dictature du général Pinochet contre lequel il lance un mandat d’arrêt international et une demande d’extradition. C’est à la suite de cette initiative que le général Pinochet est arrêté à Londres où il venait se soigner en 1998.
Chargé des enquêtes sur les agissements d’Al Quaeda, le juge Garzón mène le combat contre les réseaux internationaux de terroristes. Les attentats de Madrid en mars 2004 et les récentes arrestations en Espagne renforcent ses convictions et sa volonté de défendre la liberté et la sécurité.

Professeur associé de droit pénal à l’Université de Madrid, il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages et d’articles sur la lutte contre le terrorisme et les crimes contre les droits de l’homme.

Au-delà de son travail acharné de magistrat, Baltasar Garzón est engagé sur tous les fronts de défense des Droits de l’Homme.

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