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Grand
Prix 2001 - Arundhati Roy
En 2001, le 2e Grand
Prix annuel de l'Académie Universelle des Cultures a été décerné
à Arundhati Roy, écrivain indienne - auteur du Dieu des
petits riens et du Coût de la Vie - pour son œuvre
littéraire et sa contribution au patrimoine culturel de l'Inde.

Le 12 novembre 2001
à la Sorbonne, Monsieur Jack Lang, Ministre de l'Education
nationale, a remis le prix à Arundhati Roy en présence d'Elie
Wiesel et de nombreux membres de l'Académie Universelle des
Cultures.
Biographie d'Arundhati
Roy
Arundhati Roy est née
le 24 novembre 1961, au Bengale, d'un père hindou, planteur
de thé et d'une mère chrétienne de l'Eglise syriaque.
Elle a grandi dans le
village d'Ayemenem dans l'Etat du Kerala (Inde du Sud), où
cohabitent hindouisme, christianisme, et islam.
Arundhati Roy est la
fille de Mary Roy, célèbre dans son pays pour avoir fait changer,
lors de son divorce, la loi sur le partage des biens, en faveur
des femmes (qui ne pouvaient à l'époque percevoir qu'un quart
au plus des biens du ménage).
A seize ans, Arundhati
Roy décide de partir pour New Delhi. Les débuts y sont difficiles,
elle mène une existence hasardeuse dans les squats et les
quartiers pauvres de la ville, tout en s'inscrivant à l'Ecole
d'architecture .
Un jour, elle est remarquée
par le producteur et réalisateur Pradeep Krishen qui lui donne
un rôle. Vie commune et collaboration artistique, ils écrivent
et réalisent des films pour la télévision indienne, notamment
Electric Moon. Il deviendra plus tard son mari et son
premier lecteur.
L'attention des médias
se tourne vers elle lorsqu'elle prend le parti de Phoolan
Devi, la reine des bandits, dans l'affaire du film Bandit
Queen. Le film reconstituait sans son autorisation une
scène de viol dont Phoolan Devi avait été victime. Article
retentissant dans la presse indienne et témoignage lors du
procès où Arundhati Roy s'élève contre cette atteinte aux
droits des femmes.
En 1992, elle commence
l'écriture de son premier livre : Le dieu des petits riens.
Conçu comme un édifice architectural, l'ouvrage est publié
en anglais en 1996 et traduit en français aux Editions Gallimard
en 1998. Il est récompensé en octobre 1997, par le Booker
Prize (équivalent britannique du Prix Goncourt).
A présent best seller international, il a été traduit en plus
de trente langues.
Arundhati Roy est la
première femme indienne, vivant en Inde, à avoir remporté
ce prix. Mais le livre qui dénonce la barrière des castes
a fait l'objet de violentes controverses. Elle a même été
poursuivie en justice pour obscénité et atteinte à la morale
publique.
Arundhati Roy milite
aujourd'hui pour la défense des populations les plus défavorisées.
L'année 1999 marque son entrée sur la scène politique avec
la publication dans la revue indienne Outlook d'une
grande enquête dénonçant le projet de barrages sur la Narmada.
Sur ce fleuve et ses affluents, on prévoit 3200 barrages ;
c'est le programme hydraulique le plus ambitieux de l'histoire.
Il doit submerger 4000 kilomètres carrés de forêt naturelle
et affecter la vie de 25 millions de personnes. Cette enquête
est reprise et développée dans son deuxième ouvrage Le
coût de la vie qui regroupe deux essais. Le premier, Pour
le bien commun, analyse et condamne la politique indienne
des grands barrages, qui sera selon elle, le plus grand désastre
écologique et humain programmé de l'Inde. Le second, La
fin de l'imagination, dénonce l'accession de l'Inde au
rang de puissance nucléaire.
En mai 2001, Arundhati
Roy a été choisie pour faire partie du jury au Festival de
Cannes.
Le 26 avril 2001, elle
avait reçu des mains de l'Ambassadeur de France en Inde la
médaille de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
Le 12 novembre 2001,
Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, lui a remis le Grand Prix
de l'Académie Universelle des Cultures pour son travail littéraire
et son engagement dans la lutte pour les droits de l'homme
dans son pays.
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"Grand Prix"
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