Le dos d’âne, un équipement pour assurer la sécurité des personnes

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Lorsque l’on parle de sécurité routière, on pense immédiatement aux ralentisseurs de vitesse, comme le dos d’âne. Très présent dans les zones urbaines, cet équipement routier a effectivement pour objectif de réduire la vitesse des automobilistes, notamment dans les secteurs où ces derniers sont tentés de rouler plus vite. Le ralentisseur de type dos d’âne suit cependant des normes précises et opte pour des caractéristiques particulières qui le différencient des autres casseurs de vitesse.

Caractéristiques du dos d’âne

Considéré comme l’une des plus anciennes surélévations de chaussée, le dos d’âne, contrairement au ralentisseur de type trapézoïde, se compose de trois triangles, de couleur blanche, qui marquent la partie montante du ralentisseur. Néanmoins, il n’est pas rare que les automobilistes tombent sur des dos d’âne rouge et jaune. Il s’agit de réflecteurs, fixés au sol à l’aide de chevilles GM 10. Ce type de ralentisseur de vitesse est construit en caoutchouc et s’agrémente souvent de sillons de surface facilitant l’écoulement de l’eau. Cette caractéristique optimise ainsi l’adhérence en temps humide. L’un des avantages de ce genre de ralentisseur : il peut aisément couvrir des câbles optimisant ainsi le degré de sécurité.

Quant à la largeur du dos d’âne, surélévation ou ralentisseur fixé sur la chaussée, il sera déterminé en fonction de la route. Néanmoins, sa hauteur ne dépasse pas les 10 cm au-dessus de la chaussée et sa longueur atteint généralement les 4 mètres. Hormis ces critères qui différencient le dos d’âne des autres ralentisseurs de vitesse, comme celui de Frontier Pitts, l’installation du ralentisseur suit également des normes très strictes.

L’installation du dos d’âne

Il est clair que les ralentisseurs de vitesse, quels qu’ils soient, sont installés directement sur la route goudronnée, loin des caniveaux. En ce qui concerne le dos d’âne, son installation reste limitée. On le retrouve habituellement dans les agglomérations où la vitesse est limitée à 50 kilomètres par heure, comme les aires de repos routières (parking), les écoles, les stations-service ou encore les chemins forestiers.

Les dos d’âne ne sont pas adaptés aux routes dites à grande circulation, les routes qui desservent des centres de secours et les voies empruntées par les transports publics (bus, taxis…) ou supportant une circulation poids lourds dépassant les 300 véhicules par jour. Le décret nº 94-447 du 27 mai 1994 interdit également la pose des dos d’âne sur les routes avec une pente supérieure à 4 % dans les virages de rayon ne dépassant pas les 200 m. Pour ce qui est du passage piéton, on le retrouve généralement à une vingtaine de mètres plus loin, mais jamais sur le dos d’âne, contrairement au ralentisseur de type trapézoïdal qui doit impérativement comporter au moins un passage piéton.

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